EDITO - Nous revoilà !





L’occasion fait le larron, parait-il. Alors, bon, nous avons pris l’adage au pied de la lettre, au pied du mot. Et avons travaillé, pour faire de ce confinement, une opportunité. Et donc, nous y voici. Badzine France renaît de ses cendres, près de 4 années après sa mise en sommeil. Une mise en sommeil relative, puisque nous avons continué à inonder les réseaux sociaux de nos diatribes "badistiques".


Pourquoi revenir en ligne ? Pourquoi pas ?


Il nous a semblé qu'il y a, encore aujourd’hui, de la place pour un média indépendant. Pour débattre, informer, divertir sur le badminton tricolore et international.


Nous avons voulu faire différent. Un peu. Avec des nouvelles rubriques, des nouveaux contributeurs. Tous passionnés. Tous bénévoles, comme d’hab.


Cette renaissance arrive à un moment assez unique dans le monde du sport. Dans le monde tout court. Un épisode historique inédit alors que cette pandémie frappe tous les continents, toutes les sociétés. Le monde entier est confiné. Y compris les athlètes de haut niveau, les joueurs loisirs, les encadrants, les institutionnels, les salariés du secteur. Le monde du badminton est en pause. Un comble pour le sport de raquette le plus rapide, qui n'a pas l'habitude de ralentir...


Chacun y va de sa petite idée pour passer le temps, pour s’occuper, pour continuer à progresser. Comme souvent, le petit microcosme du monde du badminton est particulièrement ingénieux pour mettre en place des solutions d’entrainement à distance. Les stars vous invitent chez-elles pour faire une séance de cardio, des étirements, de la gym, certains créent même des applications dédiées…


« Nous apportons, ici, modestement, notre contribution, à mesure de nos compétences »

Il y aura un avant, et un après, c’est sûr. Nous sommes dans l’instant présent, absolument incapables de nous projeter en avant. L’après se dessine avec un immense point d’interrogation. D’ici là, tout a été gelé. Les classements mondiaux – avec autant d’incertitudes pour ceux qui avaient déjà assuré leur place aux Jeux Olympiques. Au niveau national, c’est aussi le « statut quo », avec une saison blanche annoncée par la Fédération. Il n’y avait sans doute pas beaucoup d’autres choix, même si d’aucuns ont pesté – à juste titre – de n’avoir pas été interrogés, sondés, ou que la décision ne fut pas plus collégiale. Il est vrai que les Ligues ou Comités auraient peut-être trouvé des solutions, des compromis.


Mais, à circonstance exceptionnelle, décision exceptionnelle. Le temps est aujourd’hui à la solidarité. Les querelles et les comptes à rendre viendront plus tard – avec, justement, une élection en fin d’année.


Une chose est sûre : à Badzine, même si nos compétences serviront une cause bien futile, nos pensées vont avant tout vers les soignants, ces véritables soldats de la vie, mais aussi vers tous ceux qui font que la machine tourne encore. Nous apportons, ici, modestement, notre contribution, à mesure de nos compétences. Pour donner des petits plaisirs à ceux qui nous lisent, confinés, forcément.



Nous savons pertinemment que le badminton reste un sport, une occupation, un loisir pour la plupart et que, pour eux, il est bien d’autres préoccupations plus essentielles aujourd’hui - même si le sport doit avoir une place centrale aussi dans le renouveau de ce monde en perte de repères. Il faut simplement se serrer les coudes en attendant des jours meilleurs. Il faut absolument respecter les gestes barrières fondamentaux. Alors, nous l’espérons, très vite, cette pandémie sera derrière nous. Le badminton sera à nouveau un bon prétexte pour se retrouver, jouer, rire, se dépenser sans compter. Partager. Notamment, avec ceux qui auront bien besoin de décompresser après avoir été au front pendant ces semaines douloureuses.


Nous vous souhaitons une bonne lecture, de belles découvertes de ces nouvelles rubriques.


Prenez soin de vous,


Raphael, pour l’ensemble de la rédaction.


Et si le cœur vous dit, vous pouvez aussi rejoindre l'équipe, que vous soyez journaliste, amateur avec une belle plume, vidéaste, graphiste, dessinateur ou autre, n'hésitez pas. Plus on est de fous, plus on publie !

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