COVID - 19 - Rebelote pour la fermeture des gymnases


Suite à l'annonce avant-hier du Ministre de la Santé Olivier Véran en réponse à la recrudescence de l'épidémie, certaines régions devront faire face à des restrictions supplémentaires, dont la fermeture des gymnases.


Cette annonce a pris de cours bon nombre des institutions qui gèrent ces gymnases, et, en ce vendredi soir, veille de week-end, souvent synonyme d'activité sportive, régnait encore un flou concernant les tenants et les aboutissants de cette mesure.


Pour les régions qui ne sont pas en zone d'alerte renforcée (voir la carte ici pour savoir si votre département est impacté), la mesure n'a pas d'incidence directe - pour le moment en tous cas. Pour les autres, la mesure de fermeture des salles de sport et des gymnases est déjà effective dans certaines régions, où les préfets - les seuls habilités à interdire les fermetures de gymnases, en accord avec les mairies, ont déjà fait appliquer la mesure. Mais dans d'autres villes, la décision n'est pas encore officiellement annoncée - ou effective. Du coté de la FFbaD, pas de communication non plus sur les incidences de cette mesure ou son application.


En tout état de cause, cette annonce de 15 jours de disette sportive rappelle celle du confinement, qui avait aussi commencé par une période similaire, avant d'être prolongée à plusieurs reprises. Ce qui pourrait être le cas encore une fois, si l'épidémie continuait à se développer - les derniers chiffres de contaminations parus jeudi soir faisaient état d'un nouveau record à plus de 16 000 cas.


Différence notable avec le mois de mars : l'accueil de cette mesure par nombre de professionnels - des sportifs, mais également des scientifiques et médecins, qui expriment pour certains leur interrogation quant au bien-fondé de l'interdiction de l'activité sportive en gymnase. Notamment car cette dernière génère bien souvent une immunité plus efficace contre les virus en général. Avec, pour argument supplémentaire, qu'il n'y a pas de corrélation prouvée entre la pratique sportive et la diffusion du virus, surtout lorsque les mesures barrière sont correctement appliquées.


A Paris, notamment, les responsables politiques ont envoyé une lettre aux responsables des sections sportives où ils remettent en cause cette décision, même s'ils entendent dans un premier temps l'appliquer :


"Comme vous, nous avons appris hier soir la décision brutale de la fermeture des salles de sports et des gymnases annoncée par le Ministre de la Santé pour faire face à la situation sanitaire qui s’aggrave à Paris et en Ile-de-France. Aucun chiffre et aucune alerte particulière sur le potentiel « contaminant » des installations et activités sportives ne nous sont remontées. Cette décision va à l’encontre de notre souhait d’adapter nos activités à la situation particulière que nous vivons. Comme vous, nous sommes inquiets quant à la poursuite des activités sportives à Paris." explique ainsi Pierre RABADAN, Adjoint à la Maire de Paris, chargé du sport.


D'autres - parmi lesquels des médecins également, dont ceux au contact des personnes en danger - font état de leur vive préoccupation face au nombre d'hospitalisations et à la tension dans le milieu hospitalier et tendent à approuver la fermeture des espaces en intérieur où le port du masque est compliqué.


Les débats sont lancés, mais les volants, eux, risquent fort de rester dans leurs boites pour un petit moment, d'autant que la pratique en extérieur - l'Air Badminton par exemple - sera sans doute moins facile avec l'automne qui débarque dans l'hexagone.


DERNIERE MINUTE


"Les gymnases et les piscines pourront rester ouverts aux mineurs qui pratiquent le sport en clubs et en associations, ainsi qu'aux sportifs de haut niveau et aux étudiants STAPS, a fait savoir vendredi le ministère des Sports à l'AFP, à l'issue d'une réunion avec les acteurs du monde sportif."




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