| HUMEUR – J’ai craqué ! |
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Il me faut vous avouer quelque chose. Pour la première fois, hier, un homme m’a fait craquer. Un bel homme, musclé, élégant, doux. Bon, je tiens à rassurer ma relectrice adorée ( Elisabeth : tu peux laisser ce début d’article, je n’ai ni viré ma cuti, ni fini la bouteille de vodka) ainsi que ma grand-mère : j’évoquais là le terme de « craquer » au sens littéral du terme : je suis allé voir un OSTEOPATHE…Voilà. Quelques semaines d’intense labeur intellectuel (qu’il dit), la pression des IFB, la soirée dansante du samedi soir, ont fait que je me suis fait très mal au dos – au point de ne pas pouvoir aller en Chine pour couvrir l’Open du nom – une première pour moi en 10 ans de carrière dans le bad. Bref, las des nuits où le réveil me taquinait en illuminant inlassablement 2h du matin lorsque la douleur réveillait le reste du corps (vous connaissez maintenant la raison réelle des soudains nombreux articles sur Badzine, postés à point d’heure !), j’ai pris mon mal en écharpe, et suis allé voir un ostéopathe (enfin, c’est ma kiné préférée, qui,elle aussi lasse de ne pouvoir rien faire - ou de mon humour à deux balles – m’a envoyé chez « quelqu’un de bien »). Ce Monsieur – dont je tairai le nom pour garder la bonne adresse pour mes proches et moi-même – s’est donc assis sur mon plexus comme je m’assieds d’habitude sur les grands principes. - « Relâchez-vous, détendez vos muscles » - Et là, je pense : « t’as raison, j’ai 80 kilos en suspens sur mon plexus prêt à faire tourner mes vertèbres dans un grand fracas, et tu veux que je me détende ??? ». Mais je moufte « – Ok » - On y va Crrrrraaaaacccckkkk Ca fait quand même drôle. Enfin, moyen sur le coup. S’ensuivent des manipulations tout aussi bruyantes et effrayantes (- euh, c’est bien nécessaire la nuque aussi ? – oui oui, tout part de là) - Bon, on va réparer ça cette semaine. Je vais vous voir tous les jours » qu’il dit. « Vos os iliaques sont déséquilibrés par une tension et une inflammation au niveau des tendons autour des lombaires) - Ah bon, ce n’est pas une sciatique ? Mon nerf n’est pas coincé quelque part ? - Non. S’il était coincé, vous seriez juste engourdi. - Ah Voilà pour mes deux semaines à dire à tout va au téléphone que j’ai une super sciatique et que je suis devenu « insciatiquomniaque » (mot inventé et qui voudrait dire « qui ne dort pas à cause d’une super sciatique"). Bon, maintenant, si ce n’est même pas une sciatique, j’ai l’air d’un con en plus d'avoir l'air invertebré. Suit, une discussion fort intéressante (la seule chose qui serait susceptible de vous intéresser, chers lecteurs, car je me doute bien que vous vous balancez complètement de mes maux ! – quoique, ne vous balancez pas trop, vous pourriez attraper une sciatique ! ;-). Ce cher Ostéopathe, donc, bouleverse alors mes certitudes, alors que je lui disais que je jouais au badminton, et que, statut de vétéran aidant, je m’échauffais bien les muscles avant de jouer d’habitude. - S’échauffer ? Ca sert à rien". Vlan. Va pour les heures et les heures passées à faire la Nadja Comanecci sur les bords des courts alors que de jeunes imberbes arrivaient, comme cà, du dehors où il fait froid pour les muscles, et me piquaient le terrain, sans même un semblant d’étirement, et se mettaient à frapper comme des brutes dans le volant. Sans se blesser, d’ailleurs. Bon. Sans doute limite provocateur pour marquer l’effet, mon ostéo (vous avez vu, déjà un diminutif !) réitère que les muscles ont avant tout besoin d’exercice régulier, mais pas forcément d’échauffement. De pouvoir faire ces mouvements, si vifs soient-ils, de manière continuelle n’exigerait alors pas ou peu d’échauffement. (il a dit aussi toute l'importance de l'hydratation régulière, mais ça, je savais). Allez, promis, je vais enquêter auprès du Doc, car quand même, ça soulèverait presque une polémique, ça, non ? Sinon, je lui proposerais bien de nous faire un laïus sur Badzine, tiens, à mon cher ostéopathe. Parce que ce sont des propos intéressants, pour tout sportif en herbe que nous sommes. Et parce que, franchement, il a l’air bon. Même si je ne suis pas complètement guéri, il a remis des choses en place, c’est sûr (je ne parle pas des convictions sur l’échauffement, là, mais bien de mon bassin !). D’ailleurs, on se revoit aujourd’hui. Et puis même demain. Et si ce billet d’humeur est le dernier, c’est que, finalement, il n’est pas si bon et que vous aurez intérêt à continuer à vous échauffer ! Allez, je vous tiendrai au courant. Ou pas. Raphaël
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Il me faut vous avouer quelque chose. Pour la première fois, hier, un homme m’a fait craquer. Un bel homme, musclé, élégant, doux. Bon, je tiens à rassurer ma relectrice adorée ( Elisabeth : tu peux laisser ce début d’article, je n’ai ni viré ma cuti, ni fini la bouteille de vodka) ainsi que ma grand-mère : j’évoquais là le terme de « craquer » au sens littéral du terme : je suis allé voir un OSTEOPATHE…




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