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| EDITO – Le Bad Trip 4, c’est fini |
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S’il ne doit me rester qu’une image de ce Bad Trip, c’est sans doute celle là : les habitants de ce petit village nous faisant de grands signes de main pour nous dire au revoir après notre rencontre impromptue, alors que notre Bus avait éclaté un pneu.Par Raphael Sachetat. Deux heures de pur bonheur à partager avec des gens dont nous ignorions l’existence, et qui, eux aussi, ont vécu un moment de partage des plus inattendus. Imaginez un car de touriste s’arrêtant le long d’une route où nul ne passe et encore moins ne s’arrête. Par petits groupes, nous sommes descendus, pour nous dégourdir les jambes. Puis, devant le regard interrogateur de certains villageois, qui n’avaient vraisemblablement jamais côtoyé de Caucasiens de près, nous nous sommes aventurés dans les rues que la mousson avait rendues boueuses.
La curiosité se mêlait d’abord à la peur. Ce vieillard extraordinaire, aux yeux bleus, accroupi dans une hutte tel un sage, semblait nous accueillir comme une vision. Le Ferronnier du village et ses outils ancestraux nous regardait, avec incrédulité bienveillante, avant de nous expliquer en Hindi comment son feu était nourri à l’aide d’un moulin à vent à turbine – une invention d’un autre âge. Et puis, peu à peu, les femmes sont sorties de leurs petites cabanes. Les enfants se sont approchés de ces bêtes curieuses que nous étions. Les premières photos, les premiers éclats de rire lorsqu’ils se voyaient juste après sur nos écrans. Une famille nous invita dans sa maison, à nous asseoir et partager un thé. Les rires et les grands yeux noirs en disaient longs sur leur envie de partager avec ces inconnus venus de terre blanche. Systématiquement, après nous avoir interrogés sur notre pays d’origine dans un anglais parfait pour certains, le sourcil inquisiteur, ils demandaient alors si nous avions pris l’avion pour venir en Inde. Quelle leçon d’hospitalité nous avons eu là. Un grand moment de partage qui a valu à lui seul ce périple « Badtripien ».Mais il restera bien sûr d’autres images de ce voyage pas comme les autres. Au-delà de la rencontre avec le peuple local – qui est pour moi la raison principale de tous mes voyages d’agrément – nous avons tous ensemble vécu des moments forts. Des fous rires, des moments de ridicule en commun – imaginez 15 blanc becs a moitié cramoisis par les coups de soleil esquissant une « shadow dance » devant un temple Hindou déserté par les touristes en cette basse saison et vous comprendrez le rictus des locaux en nous voyant ! Nous avons dansé sous la pluie battante, sommes baignés nus dans une eau chaude pour le bain de minuit désormais traditionnel, avons chanté les chansons les plus ringardes dans les rues de Bengalore, avons bravé le danger dans des courses de Tuk Tuk effrénés, avons fait honneur à la France avec ce petit groupe de Bad Trippeurs toujours présents, le drapeau bleu blanc rouge et le bob Badzine sur la tête. Nous avons célébré en grande pompe, au Marriott, la médaille de Hongyan. Bien sûr, aussi, nous avons visité des endroits magiques – avec parfois la frustration de ne pas pouvoir rester plus longtemps dans ces lodges à Safaris ou ces palaces indiens où les réveils très matinaux nous arrachaient au sommeil. Marina vous racontera cela en détail très vite dans son dernier volet de notre Saga. Mais au delà du voyage en lui-même et des paysages magnifiques que nous avons vu défiler, il y a eu, je pense, le succès d’un petit groupe de Français qui aura su démontrer que l’on peut voyager dans la bonne humeur, avec pour la très grande majorité un recul sur les petits désagréments et un enthousiasme permanent alors que nous sommes, nous, Français, les champions du monde de la plainte sempiternelle. C’est grâce à ce petit groupe cohérent même si très disparate, à cette bonne humeur communicative que j’explique une nouvelle fois le succès du bad trip, version 4. Alors un grand merci à tous pour cette belle aventure. Cela donne envie de recommencer. D’ailleurs, c’est déjà presque prévu, avec un voyage moins loin, cette fois, pour 2010, puisque nous projetons un Bad Trip 5 à Birmingham pour le All England en Mars 2010, avant, peut-être, l’Indonésie en 2011.
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S’il ne doit me rester qu’une image de ce Bad Trip, c’est sans doute celle là : les habitants de ce petit village nous faisant de grands signes de main pour nous dire au revoir après notre rencontre impromptue, alors que notre Bus avait éclaté un pneu.
La curiosité se mêlait d’abord à la peur. Ce vieillard extraordinaire, aux yeux bleus, accroupi dans une hutte tel un sage, semblait nous accueillir comme une vision. Le Ferronnier du village et ses outils ancestraux nous regardait, avec incrédulité bienveillante, avant de nous expliquer en Hindi comment son feu était nourri à l’aide d’un moulin à vent à turbine – une invention d’un autre âge. Et puis, peu à peu, les femmes sont sorties de leurs petites cabanes. Les enfants se sont approchés de ces bêtes curieuses que nous étions. Les premières photos, les premiers éclats de rire lorsqu’ils se voyaient juste après sur nos écrans. Une famille nous invita dans sa maison, à nous asseoir et partager un thé. Les rires et les grands yeux noirs en disaient longs sur leur envie de partager avec ces inconnus venus de terre blanche. Systématiquement, après nous avoir interrogés sur notre pays d’origine dans un anglais parfait pour certains, le sourcil inquisiteur, ils demandaient alors si nous avions pris l’avion pour venir en Inde. Quelle leçon d’hospitalité nous avons eu là. Un grand moment de partage qui a valu à lui seul ce périple « Badtripien ».
Nous avons dansé sous la pluie battante, sommes baignés nus dans une eau chaude pour le bain de minuit désormais traditionnel, avons chanté les chansons les plus ringardes dans les rues de Bengalore, avons bravé le danger dans des courses de Tuk Tuk effrénés, avons fait honneur à la France avec ce petit groupe de Bad Trippeurs toujours présents, le drapeau bleu blanc rouge et le bob Badzine sur la tête. Nous avons célébré en grande pompe, au Marriott, la médaille de Hongyan. 




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