Les Championnats de France sont toujours un moment fort du badminton dans l’hexagone. Le moment où les « stars » viennent se confronter aux joueurs de clubs, qui s’entrainent eux aussi comme des fous, toute l’année, pour préparer cette échéance. Avec la pression justement, des « Insépiens », de ne pas décevoir, de ne pas se faire battre par des « non Bleus » ou des jeunes « polistes ». Cela confère ce petit semblant d’excitation avant chaque match de cette compétition si particulière.
Il me faut avouer que, depuis une dizaine d’années que je couvre cet événement annuel, les choses vont en se bonifiant. Les organisateurs redoublent d’idées pour laisser leur trace. Montauban n’y échappe pas. A commencer par ce foulard rouge, vu au cou de globe trotter ou de stars – une vraie bonne idée de communication en amont de l’événement.
La chaleur de l’accueil fut à la hauteur de la réputation des hôtes du Sud Ouest. Si les joueurs ont été choyés, nous, médias, avons été particulièrement bien accueillis aussi par Nicolas et son équipe. Les bénévoles, le sourire au bec en toute circonstance ont une nouvelle fois assuré l’essentiel –ils sont, comme le rappelait Gilbert Vallez, le Co-président dans son (long) speech de remerciements, la cheville ouvrière de ce gigantesque chantier qu’est l’organisation d’un championnat de France.
Autre bonne idée, le live-streaming, pour que les internautes puissent profiter aussi, même à des centaines de kilomètres, avec des consultants de luxe. Par contre, très nuls les commentaires du « Tchat », éphémère du coup, sur la page principale, ou quelques crétins ont insulté les consultants ôtant à tous les autres la possibilité de partager cet espace – rare – de communication en direct.
Les musts du week-end…
Il me restera plusieurs images de cette édition. Que ce soit sur les courts ou en dehors. D’abord, l’accent chantant de nos hôtes, qui donne toujours un coté exotique à toute conversation. La neige, ensuite, qui s’est invitée et qui a perturbé une partie des départs – nombre d’entre nous sommes restés une nuit de plus à Toulouse. L’occasion d’aller gouter les délices locaux. Le froid, aussi, s’était invité, et une place trop près de l’entrée lors de la fête du samedi soir me vaut aujourd’hui de rédiger la goutte au nez.  Je mettrai mon écharpe la prochaine fois, ca m’apprendra. Une fête fort sympathique, par ailleurs – avec une joyeuse bande de musiciens locaux, qui laissera de bons souvenirs malgré un repas qui aurait pu faire plus honneur à la cuisine locale – surtout la gagnante de Master Chef comme marraine ! Mais peu importe, l’esprit de la fête était là . Ce fut aussi l’occasion d’inventer un nouveau sport (le « Montauballon », jeu de paume entre deux adversaires qui s’échangent des ballons de baudruche remplis d’eau, de la taille d’une balle de Ping-pong et attachés à des ballons remplis d’hélium. Hugo Claerbout est d’ailleurs devenu expert en quelques minutes !). Ces fêtes et leurs « after » sont aussi toujours l’occasion de rapprochements improbables – ces fameux « couples nés d’une soirée d’un championnat de France » dont je ne dévoilerai rien ici ;-)
Coté courts, je garderai en mémoire cette nouvelle génération de joueurs, de joueuses surtout. Marie Batomène, Anne Tran, Delphine Lansac (photo)… Quel plaisir de voir que le futur du badminton français est entre les mains de ces jeunes athlètes, de vraies sportives de haut niveau du haut de leurs 15 ou 16 ans. Delphine, que j’ai découverte, m’a impressionnée, non seulement par son niveau, mais aussi par son attitude, sa capacité à se battre sur tous les volants. Une gagnante, vraiment, sur qui je mettrai bien un petit billet pour une médaille européenne d’ici à quelques années si les grands loups ne la mangent pas. Anne Tran, aussi, la cadette de cette compétition, d’une grande fluidité sur le court, et plutôt relax. Sa rencontre et celle de son papa, l’entraineur du Lagardère, fut l’un des moments ensoleillés de ce week-end, comme les autres rencontres que Loic a mis en « boite » et que vous aurez le plaisir de retrouver très vite sur Badzine TV dans  nos nouveaux portraits vidéo.
Sympa aussi de revoir des têtes connues et reconnues – Fabrice Bernabé qui disputait ses 16èmes championnats de France… Elodie Eymard qui repart encore avec une médaille. Toujours chouette de voir des joueurs de club repartir avec des breloques. Cela cimente un peu cette communauté du badminton, entre « pro » et amateurs avertis.
Une autre image de ces championnats est le sourire et les larmes de Laura Choinet (photo) lorsqu’elle a quitté la salle, sur une civière, après sa blessure. Elle qui ne s’était jamais blessée. La gentillesse même et la douceur sur un court. Alors vite, vite, Laura, revient nous vite sur les terrains. Que ce soit sous le maillot bleu foncé de la France ou bleu ciel du Lagardère, tu vas laisser un vide qu’il tient à toi – et aux « docs » des équipes de France de vite combler.
L’équipe de Gilles et Gilbert ont donc maintenu la barre haute pour nos amis bretons de St Brieuc, qui ont mis un point final coloré à une cérémonie un peu brouillonne mais sympathique, qui respirait la satisfaction du devoir accompli. A juste titre. Donc, pour nous, au revoir le cassoulet et à bientôt pour les crêpes.
Raphaël Sachetat, rédacteur en chef de Badzine
Photos: Yohan Nonotte/Raphael Sachetat – Badmintonphoto
—————
Championnats de France 2012 de badminton
Montauban (82)
Du 3 au 5 février 2012
Le site officiel de l’événement ICI
Suivre les résultats en direct ICI
—————
Aucun article lié








